Je réfléchissais à la façon dont les tulipes deviennent de plus en plus belles en vieillissant. S'ouvrant lentement alors qu'ils inclinent doucement la tête, chaque pétale s'approfondissant en intensité puis s'adoucissant comme une perle translucide, qui tombe ensuite lentement avec grâce et abandon.
Par la suite, j'ai lu ce poème pour jeudi prochain et c'était...parfait !
Extrait du livre, le temps du cœur, Un poème par jour pour le Carême et Pâques de Janet Morley
Mort des fleurs
je préférerais si je pouvais choisir
Vieillir et mourir vers l'extérieur comme le fait une tulipe ;
Pas comme cet iris qui s'attire, s'enroule
Son étrange inflorescence tendue complexe, prête
Lui-même un bourgeon à nouveau - bien que tout ce qui est réalisé est
pas plus qu'une tristesse serrée,
Les larmes de gomme ne coulaient pas.
Je choisirais la voie imprudente des tulipes;
Dont les pétales répondent à la lumière, s'altérant par fractions
De fermée a ouverte, d'une à plusieurs perfections,
Jusqu'à mélancoliquement, flamboyant, égaré au-delà de tout rappel,
Comme des flocons de feu, ils tombent au coup par coup.
Edith Joy Scovell
J'aurais voulu partager toutes les réflexions de Janet Morley sur ce poème, mais en voici un aperçu.
"Il y a un air flamboyant et spontané dans la tulipe vieillissante - misérable mais magnifique - qui inspire l'observateur même lorsqu'elle meurt "à l'extérieur". Contrairement à l'iris qui,"S'attire dans... dans une tristesse qui s'enlace."
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